Entouré de visages joyeux, le mien, épuisé, s'évanoui ;
Entrainé dans mon tourbillon, je m'éloigne et m'évapore ;
De cette réalité, qui ne m'appartient plus.
Je me lève dans la nuit, allant nul part, j'avance ;
Je m'arrête au petit matin, en haut d'une colline ;
Ce levé de soleil me laisse dans l'absence la plus totale d'émotion.
Il est l'heure, les sonneries retentissent ;
Je suis de retour dans cet endroit qui m'exaspère ;
Mon malaise se fait sentir, mais personne ne me connaît.
Le professeur entre, ma présence n'est pas remarquée ;
Son regard glisse sur mon manque d'expression ;
Et je reste inerte, les pensées vides.
Les cours sont finis, ils partent tous en courant ;
Et moi, marchant, je reste seul ;
Las de ce monde, las de ce bruit.
J'arrive chez moi, le repas est servit ;
Tout semble parfait, mais moi, je fais tache ;
Je veux me cacher, et noyer mon chagrin, dans des larmes de sang.
Le jour est fini, je me couche ;
Ne trouvant le sommeil, je m'enlise dans mes pensées ;
Et je m'effraie de sa venu.
La nuit commence, je rouvre les yeux ;
Je le vois, debout, en face de moi ;
Il est venu me chercher.